Le blog d'une famille atypique

13 février 2020

La pensée en arborescence

Eh oui, qui dit haut potentiel dit pensée en arborescence ! 

Cette petite tête se met sur "on" aux premières minutes de notre réveille et continue à travailler jusqu'au coucher et même parfois nous empêche de dormir.

Mais concrètement, une pensée en arborescence, qu'est ce que c'est ? 

 

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Pour faire simple, je vais vous faire un discours typique qui peut se produire dans notre tête à n'importe quelle heure de la journée.

" Je dois aller chercher le pain à la boulangerie ce matin. Le pain de Carole n'était pas terrible, mais le reste du repas était super. Mais, en fait comment ils réagissent les proches des cuisiniers s'ils ratent un plat quand ils cuisinent chez eux. Est-ce que leur famille leur dit la vérité ou pas ? J'aime tellement ma famille..."

Bref, un mot ou une idée nous fait dévier sur une autre qui part sur une autre et qui parfois nous joue des tours, car on ne sait plus notre pensée de base. Pour une image plus claire, notre cerveau est comme un arbre. Chaque pensée est une brindille qui est reliée sur une grosse branche.

 

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Et dans les dialogues avec les autres malheureusement, ça peut être un véritable désastre.

 

Lulu : Salut mamanzebrelle, comment ça va ?

Moi : Bien et toi ?

Lulu : Très bien. Tu sais, l'autre jour, j'ai vu Cricri et il m'a dit...

(C'est qui déjà Cricri... Ah oui, ça y est je vois.)

Lulu : .... C'est quand même dingue qu'il réagisse si bêtement avec les chiens.

(Le chien de Bethany a fait de sacrés dégâts sur le tapis de mon salon. Un sacré carnage, il faudra que je pense à le laver. Mince la vaisselle n'est pas faite, j'ai oublié d'essuyer mon bol. Les céréales de ce matin étaient trop sucrées, je devrais peut-être essayer d'en changer.)

Lulu : ... T'es d'accord ?

(Oops, comment lui dire que je n'ai rien écouté à la conversation et que j'étais complètement ailleurs tout le long ? Bon, utilisons la bonne vieille réplique.)

Moi : Totalement. 

Et la conversation continue et se passe exactement pareille.

Voilà, le côté négatif de cette pensée, mais maintenant focalisons-nous sur son potentiel. 

Ce mode de fonctionnement nous permet d'aller plus loin dans des sujets qui nous interessent. On a besoin d'en savoir plus, tout le temps et on se sert de toutes nos connaissances pour approfondir le sujet. 

Deuxième point important, on est plus créatif !! 

 

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Patron : Que pouvez-vous nous proposer comme publicité pour cette voiture ?

(La voiture est rouge. Le rouge c'est ma couleur préférée. Le rouge c'est aussi l'amour. L'amour, le coeur, le sang, les veines, ...)

Et on va continuer comme ça encore un long moment avant de trouver un ensemble de mots qui collent parfaitement avec ce qu'on nous a demandé. 

Moi : Pourquoi ne pas mettre cette voiture dans un décor grisâtre pour faire un contraste et y écrire un slogan comme : la vie est belle, en lien avec la voiture ?

Patron : C'est une idée. Quelqu'un d'autre ?

 

Après, l'idée peut-être bonne ou moins bonne, mais la possibilité de créer à l'infini est à notre portée et plus on s'approche de ce qui nous plaît plus nos intérêts seront grand.

 

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03 février 2020

La phobie scolaire

C'est quoi ?

La phobie scolaire est une angoisse extrême qui apparaît à la simple pensée d'aller à l'école. Les départs pour l'école sont une hantise et les dimanches et fins de vacances mettent les enfants dans un état de dépression qu'ils n'avaient pas durant toutes les vacances.

 

Quels sont les signes ?

Ils sont nombreux et pas nécessairement tous présents :

 

-          Difficultés à quitter le domicile pour partir à l’école.

-          Absentéisme scolaire récurrent.

-          Réaction émotionnelle vive marquée par l’anxiété et la panique.

-          Absence de comportements antisociaux (l’enfant poursuit ses activités extérieures).

-          L’enfant ne cache pas sa situation à ses parents.

-          L’enfant refuse de partir à l’école sans raison.

-          Symptômes physiques (nausées, vomissements, maux de tête, vertiges).

 

Comment réagir si mon enfant se comporte ainsi ?

En tant que parent, la première chose que l'on risque de faire en général c'est crier sur son enfant pour qu'il parte rapidement en direction de l'école et qu'il arrête son cinéma. Et puis, la scène se répète encore et encore, alors on finit par se poser des questions.

Est-ce que lui crier dessus est la bonne solution ? Eh bien, malheureusement non (tout serait tellement plus facile si c'était le cas.) On finit alors par lui demander ce qui ne va pas à l'école. Parfois, l'enfant arrive à cerner le problème assez rapidement, mais parfois, il ne sait pas lui-même ce qui s'est passé dans sa vie pour qu'il en arrive à avoir peur de franchir cette lourde porte remplit d'enfants et d'adultes qui sont censés l'aider à grandir, lui faire du social et lui apprendre les bases qui lui serviront pour son futur métier.

Je pense que la première chose à faire pour son enfant, c'est être présent et ne pas le juger. Il ne le fait pas exprès et il souffre réellement. Lui crier dessus pour qu'il aille à l'école, c'est faire l'effet inverse et il risque de se sentir prisonnier et de tomber en dépression en ne se sentant pas soutenu. 

 

Attention : L'adolescence est une période difficile pour tous et une dépression peut survenir lorsque l'enfant se sent dépassé et non soutenu. Soyez vigilant ! 

Posté par mamanzebrelle à 16:56 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Détecter un enfant à haut potentiel

Voilà une longue liste de signes qui pourront peut-être vous interpeller au cas où vous avez des doutes à propos de vos enfants.

 

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Image pixabay

 

 

Chez les bébés :

- Intéractions très précoces.

- Tenue de la tête vers 4 semaines.

- Initiation de la station debout dès 8 mois.

- Station assise autour de 6 mois.

- Quatre-pattes vers 8 mois.

- Utilisation de la cuillère dès 12 mois.

- Premiers mots vers 12 mois et phrases vers 18 mois.

- Début de l'habillage vers 24 mois.

- Apparition du "je" vers 30 mois.

 

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Image Pixabay

 

Et plus tard ?

- Volonté précoce de "se débrouiller seul" et de tout maîtriser.

- Curiosité exacerbée.

- Nombreuses questions existencielles ( origine de la vie, la mort, angoisse sur la mort...)

- Besoin de comprendre

- Préférence pour les jeux complexes et ennui devant des tâches faciles et routinières.

- Grand sens de l'humour.

- Imagination débordante et pensée arborescente avec des attitudes de rêverie.

- Intéret pour les sciences.

- Mode de calcul et de raisonnement différent et rapide.

- Grande créativité.

- Excellente capacité de mémorisation.

- Acquisition de la lecture souvent autodidacte.

- Acquisition de l'écriture parfois retardée, voir résistante.

- Sensibilité très élevée et sens de l'intuition.

- Très forte sensorialité et perceptions .

- Très bon sens critique et autocritique.

- Hypersensibilité émotionnelle.

- Test régulièrement les limites.

Si vous reconnaissez de nombreux signes chez un de vos enfants, vous pouvez vous orienter vers un/une psychologue spécialisé dans les tests de QI.

 

Posté par mamanzebrelle à 16:24 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Le commencement

 
Avant l'adolescence :
 
J'étais une petite fille curieuse et surtout très empathique. Je me souciais beaucoup des gens qui m'entouraient et leur bonheur primait sur tout le reste. J'étais également très timide et effacée et je pouvais jouer durant des heures à mes deux jeux favoris (les poupées et la maîtresse).
En primaire, je me débrouillais plutôt bien et j'étais habituée à ramener de bonnes notes. Les professeurs n'avaient rien de particulier à dire à mes parents si ce n'est que je ne participais pas assez.
 
Socialement, j'avais quelques copines ( une en particulier ) avec lesquelles je passais mes récréations. Bien que j'aimais passer du temps avec elles, nos relations s'étendaient rarement en dehors de l'école. Je ne les invitaient jamais chez moi et je n'ai été quel très rarement dormir chez l'une d'elles. J'avais trop besoin de retrouver mon cocon et mes habitudes.
 

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Photo pixabay.com

 

 

Pendant l'adolescence :
 
C'est à cette période que tout a changé et que ma vie est devenue un cauchemar... 
Dans ma famille, j'étais plutôt heureuse et très proche de mes parents. Je n'ai rien de particulier à dire à ce niveau de ma vie si ce n'est que mes vrais amis, c'étaient eux. Je passais le plus clair de mon temps auprès d'eux (quand je n'étais pas à l'école).
 
En cours, la catastrophe est allée crescendo. En 6e, mes notes étaient assez bonnes pour me permettre de passer en 5e sans trop de doute. L'année suivante, j'étais en légère baisse, mais j'ai pu tout de même passer à l'année tant redoutée, la 4e.
Cette année a été le début de ma descente aux enfers. Mes notes ont chuté et je ne comprenais absolument pas pourquoi. Peut-être à cause des jeunes qui n'étaient pas toujours tendres avec moi ou bien parce que je ne me sentais pas bien dans ma peau... Impossible à dire. Quoi qu'il en soit, la pilule a été très dure à avaler : "Redoublement".
J'ai décidé, avec l'accord de mes parents de faire appel et de me battre pour ne pas perdre la seule chose qui me permettait de tenir : l'amitié. Je me suis retrouvé devant une dizaine d'adultes que je ne connaissais pas afin de justifier la raison de ma venue ici. J'ai beau leur avoir dit que j'ai eu quelques soucis au niveau social, que certaines personnes m'embêtaient, le résultat par courrier a été décisif : je devais refaire ma 4e, ce qui voulait dire, perdre tous les gens que je connaissais, en d'autres termes : perdre tous mes repères.
Le début de l'année a été très dur. Je ne me sentais pas du tout à ma place entourée de camarades inconnus et plus jeunes que moi. J'ai commencé à avoir des douleurs de ventre et des maux de tête réguliers qui m'ont fait faire de nombreux aller-retour à l'infirmerie. Les dimanches et les fins de vacances devenaient mes ennemis et j'allais à l'école, la boule au ventre. J'ai fini par manquer les cours régulièrement avec le motif récurrent : malade. Voyant ma détresse, le directeur a proposé de me changer de classe pour être avec une copine qui avait aussi redoublé l'année précédente.
 

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Photo pixabay.com

Résultat : une amélioration temporaire. Mais la peur me suivait toujours et je m'enfermais dans une bulle de solitude et de souffrance. Quant à mes notes, elles étaient toujours catastrophiques.
L'année suivante, rebelote. Le calvaire continue et je dois refaire un changement de classe pour me retrouver à nouveau avec cette même copine, sauf que cette fois, je n'ai plus la force d'aller tous les jours au collège et manque encore des cours.
Le seul changement positif : mes notes s'améliorent (alors pourquoi me faire redoubler ma 4e ?! Ce n'était qu'une perte de temps et de confiance en moi) et ma moyenne est assez bonne pour passer en seconde dans un lycée général !! Hourra !
 
 
"Redoubler ne sert à rien, si ce n'est à perdre l'estime que l'on a de soi."
 
Au lycée, j'ai cru que tout allait s'arranger, qu'enfin j'allais ressentir à nouveau le bien-être que je ressentais en primaire et que mes notes allaient suivre, mais je me voilais la face.

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Photo pixabay.com

Pour conclure :
 
Mon parcours scolaire m'a fait beaucoup souffrir, mais je ne serais pas celle que je suis aujourd'hui si je n'avais pas vécu tout ça. Il y a tout de même une chose que je regrette du point de vue des enseignants : leur manque d'information au sujet des autres alternatives possible à l'école ( école à la maison, cours par correspondance ).
Aujourd'hui je peux mettre un nom sur ce qui m'est arrivé il y a plus de dix ans : la phobie scolaire.

Posté par mamanzebrelle à 15:54 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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